Selon la Fédération des Promoteurs Immobiliers, l’année 2016 a été « un très bon millésime » pour l’immobilier neuf. Les réservations ont augmenté de 21% par rapport à 2015 pour atteindre 148 618 logements neufs réservés soit le niveau le plus élevé depuis le précédent record en 2010 – année de la création de l’Observatoire de la Fédération des promoteurs immobiliers. Cela confirme un début de reprise économique et un retour à la confiance de la part des acheteurs.

Parmi ces commercialisations, 116 681 logements ont été réservés par les particuliers (+21% par rapport à 2015), en majorité investisseurs à 53% soit 61 325 unités, puis à 47% les propriétaires occupants avec 55 356 unités. Un équilibre entre investissement locatif et accession à la propriété qui s’explique par un contexte avantageux :

Les ventes en bloc connaissent une progression plus stable de +4,1% avec 26 287 ventes. Avec un plus faible volume de 5 650, les réservations de résidences services augmentent tout de même de 30,5% en 2016.

Focus Île-de-France. Au 4ème trimestre, 8 023 logements neufs ont été réservés soit une augmentation de 40% sur un an. Au total, les commercialisations de logements neufs en IDF comptabilisent 29 761 unités, augmentant ainsi le volume de 36%. Les prix progressent légèrement de 2% sur l’année pour atteindre au 4ème trimestre un prix moyen de 4 862 euros au mètre carré.

Une croissance à nuancer. Selon la FPI, cette croissance est à relativiser car elle peut résulter d’un « effet de rattrapage » des années de crises de 2013 et 2014 lorsque les réservations de logements neufs atteignaient presque 100 000 par an. Il pourrait aussi exister également un décalage entre les constructions et les besoins : les demandes devraient dépasser 200 0000 logements par an (par rapport à l’objectif fixé de 500 000 logements par an par le gouvernement).

Un dynamisme à maintenir. Le secteur reprend donc confiance après des années de crises mais il reste prudent à l’approche des élections présidentielles : « Il est capital pour tout le secteur de la construction que le Pinel, comme le PTZ soient préservés et poursuivis, dans un contexte où les taux d’intérêts ne resteront pas durablement au point bas atteint en 2016 » précise Alexandra François Cuxac, présidente de la FPI. C’est pourquoi, des propositions devront être faites aux candidats pour entretenir cette dynamique.

Pour en savoir plus, consultez l’étude du 21 février 2017 : « Les Chiffres du logement neuf : 4ème trimestre 2016 et bilan annuel de la Fédaration des promoteurs immobiliers (FPI) »